2 Mars 2010

L'état d'esprit du coach

par Guillaume Leroutier

La diversité des coachs présents sur le marché du travail peut constituer une difficulté pour un gestionnaire qui souhaite s’engager ou engager une partie du personnel dans une démarche de coaching.
 
Quel coach choisir ? À quel moment ? sont des interrogations aussi fréquentes qu’essentielles. Cette diversité peut se révéler également être un atout, car plus il y a de choix, plus il est possible de trouver ce qui nous convient. À une condition cependant : celle que les objectifs qui entrainent la décision de réaliser des séances de coaching soit bien clarifiés.
 
En effet, selon l’adage tout objectif flou aboutit à une erreur précise, un objectif mal défini aboutira inévitablement à un coup d’épée dans l’eau. Clarifier l’objectif en amont aidera alors à choisir le bon coach.
 
Le choix du bon coach n’est cependant pas seulement lié à la clarification préalable des objectifs. La qualité du travail du coach est également relié à son état d’esprit. L’état d’esprit du coach donne le ton de la relation coach-coaché. Un coach à l’état d’esprit trop « procédurier » risque de transmettre des outils et méthodes, possiblement bénéfiques en soi, mais dont il n’est pas certain qu’ils soient appliqués de façon adaptée aux personnes auxquelles ils sont destinés. Car une procédure orientée vers la résolution de problèmes humains doit posséder un fond de souplesse pour être efficace. Un coaching n’est pas une procédure administrative mais une démarche humaine.
 
Ainsi, la créativité, l’originalité de la démarche et une attitude à la fois affirmée et flexible sont de bons ingrédients pour faciliter une démarche de coaching. Un coach de cette nature possède un état d’esprit que je qualifierai «d’esprit d’aventure». Un esprit qui mériterait d’être plus présent dans la plupart des entreprises actuelles, grandes ou petites, qui permettrait de façon plus significative le développement de qualités latentes telles que : l’initiative et la proactivité, l’affirmation de soi dans le respect de l'autre et le niveau d'énergbie et de motivation au quotidien. Un coach qui incarne cet état d’esprit sèmera de l’enthousiasme dans son sillage… Un coach «aventurier» ne doit pas moins en oublier les fondamentaux d’un coaching utile et constructif, qui d’après moi sont les suivants :
 
  • Le coach est à l’écoute
  • Le coach contribue à développer une stratégie et des moyens pour atteindre les objectifs déterminés
  • Le coach libèrent les blocages qui entravent les performances individuelles et collectives
  • Le coach donne un feedback objectif et authentique